chambriste
Définitions
<b>Chambristes</b> : surnom que l'on donna, en France, à des prêtres qui refusèrent de reconnaître la légitimité du Concordat ; ce nom leur vint sans doute de ce qu'ils célébraient l'office divin dans des chambres. En 1825, un journal protestant, Les archives du christianisme, annonçait que dans la commune de Massat, au pied des Pyrénées, composée de six mille âmes au moins, les deux tiers étaient puristes ou <b>chambristes</b>. Il ajoutait : « Leur aversion pour les autres catholiques est si grande, qu'ils regardent comme un péché mortel de poser seulement le pied sur le seuil de la porte de leurs églises. Ils font leurs services religieux et ensevelissent leurs morts sans aucun cérémonial extérieur. » Outre Massat et les villages voisins, il y avait beaucoup de ces sectaires près de Saverdun.
Les pensionnaires étaient divisés en deux catégories. Les uns, appelés chambristes, étaient logés dans des chambres particulières. Les chambristes pouvaient avoir des précepteurs particuliers, et des domestiques, attachés à leur personne, qui habitaient à côté d'eux. Mais ils étaient l'exception. Les autres pensionnaires étaient logés dans des chambres communes ; il y en avait autant que de classes.